Le bon ordre des choses : parler pour se taire

Le traître a ses raisons que la raison ignore

Ok.

Dans la pensée, de l’ordre et non des ordres

Moi, je ne veux pas recevoir d’ordre. Aucune direction assistée et en voiture Simone. Le souci de la norme est une maladie mentale. Stupides sont le grand nombre et la vanité de la jubilation commune. Mort, mort, mort. L’œuvre c’est fini. Seul l’éclatement compte et la précarité est pour tout le monde. L’unique moyen de s’en sortir est de stopper l’imbécillité de tous les instants. Ça veut dire s’améliorer, cesser de se reproduire sans réfléchir, comprendre la souffrance de toute vie, identifier ses lâchetés et ses audaces. A partir de là, assumer ses comportements en pleine conscience. Sans publicité, enjolivement bête, réclame, maniérisme, sociabilité crétine, humour inférieur au smic de la fantaisie intellectuelle potentielle de l’humain. A ce compte-là, soit on éradique beaucoup de monde, soit on croit à la volonté de progrès autonome de chacun. Pour ma part, je n’y crois pas. Il faut du paramilitaire, de l’ordre et non des ordres, dans la volonté de liberté et trop peu d’humains savent l’endurer. Donc la mort.

Difficile à supporter à moins que ça ne se fasse de très loin ; comme les poulets sous plastique sont loin des abattoirs et de l’idée d’un animal vivant. On peut tenter de chercher encore autre chose. Se flageller est une solution, parce que l’humanité est constituée d’une belle bande de cons, dont soi. C’est donc déjà bien d’apprendre à fermer le clapet de la connerie dénuée d’arrière-plan mental chez soi comme chez les autres. L’imbécile ne sait que vivre. C’est un égoïste qui ne peut pas penser. Avant de prétendre penser aux autres, à la nature et tout le toutim, il faut déjà penser tout court.

Se taire serait une façon décente d’étouffer ou faire mourir la pensée qui de toutes manières, sera toujours la pénible expression de sa bourgeoisie mentale.

Un matin, j’ai été réveillé par un sentiment de tristesse dans le rectum. C’était la beauté du monde. C’était la bêtise du monde. Toutes deux s’y confondaient en une même tension vive et palpable. Quelque chose s’interdisait de sortir. Une ambiguïté refusait de s’exprimer. Qui étais-je à cet autre bout de moi ? Y existais-je encore ?

Y-at-il encore quelque chose du soi pensant à ce pôle extrême de l’individu, aux antipodes de sa tête ? Comme nous, bon nombre d’êtres vivants dans ce système sont simultanément machines à penser et machines à chier. Oui, mais dans quel ordre ? Pense-t-on de ce que l’on chie ou chie-t-on du fait de penser ? Le merde que l’on expulse par l’anus nous remonterait-elle à la tête quotidiennement par un effet de boomerang ? Ou peut-être est-ce simplement concomitant ? Peut-être est-ce la véritable destinée duelle animale et humaine de devoir chier autant que de penser ?

Soudain une accalmie. L’apaisement d’un gaz qui s’échappe.

Le bon ordre des choses, c’est aussi se libérer de l’art quand on a choisi d’en faire

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