De la vérité des hommes

Formation continue à la pratique de la scène et au jeu d’acteur Scène Vivante

Scène Vivante - David Noir - Cours, stages, coaching - Théâtre - Méthode d'improvisation - Performance - Prise de parole en public

Stage « De la vérité des hommes »

Journée de performance nue ou habillée, participative

Dimanche 5 juin 2016
11h – 19h  Le Générateur

Ouvert à tous et toutes / adultes hommes, femmes

Expérience scénique : tous niveaux

Scène Vivante - David Noir - Cours, stages, coaching - Du théâtre à l'improvisation à la performance - Stage "De la vérité des hommes", performance participative nue ou habillée
Scène Vivante – David Noir – Cours, stages, coaching – Du théâtre à l’improvisation à la performance – Stage « De la vérité des hommes », performance participative nue ou habillée

Plus que jamais la nudité seule, non, ça ne suffit pas

Peu importe qu’elle soit présente ou pas. Autant que la jouissance et le sexe, c’est un combat d’arrière garde que d’en faire un enjeu aujourd’hui parce que c’est à la mode au même titre que les conseils maquillage du web pour se sentir joli/e.

Déshabille-toi ou pas, baise ou pas, mon ami/e ; quelle importance, quelles conséquences ? La nudité est vraie par essence depuis la petite enfance ; il faut, justement pour en retrouver le bénéfice, se l’accaparer et ne plus en parler désormais comme d’un évènement. Ce n’est pas d’en découvrir en soi la force qui suffit à en faire un propos.

De 1998 à 2004, période à laquelle la Cie La vie est courte s’exhibait à ma suite dans « Les Puritains », « Les Justes-story » et « les Innocents », l’offensive nue face à un public me semblait l’unique déclencheur possible pour tenter de faire passer à autre chose cette vieille guimbarde atrocement crispée sous de faux airs d’aisance complice ou de réflexion compassée qu’était le théâtre. J’étais, si ce n’est précurseur, du moins visionnaire en la matière ; je n’ai aucune honte à le dire. La fausse modestie ne me sert de rien.

Humour de salon et tragédie de carton constituaient encore le sel de l’intellect bon ton qui faisait se pâmer les folles, les vielles dames et les journalistes sérieux. Preuve en est, pour fréquenter parfois les théâtres, que ça n’a guère changé.

Il y a ceux qui aujourd’hui, croient glorieux de faire péter des bombes et leur propre malheureuse existence avec, pour atteindre dans leur chair, nous et d’autres, leurs supposés ennemis et anéantir la joie faiblarde et momentanée d’être en vie. Quels que soient leurs griefs à notre endroit ou plutôt, à celui de l’Histoire et de nos gouvernants, ils ont leurs raisons mais ils ont également tort. Tort de penser que les martyrs se fabriquent en série. Tort de croire que le pouvoir moderne s’acquiert avec des armes. Que croient-ils donc ? Moi aussi j’explose, seulement détruire le vivant simplement pour le détruire n’est qu’une réponse de l’impuissance à l’impuissance. Se soulager d’une tension comme on se fait jouir en se masturbant et penser que ça change le monde, c’est avoir tort. La différence est que lorsque l’on se branle ce n’est pas au nom d’une idéologie. Pulsions contre pulsions, ça peut durer longtemps, c’est certain.

Ils ne sont bien sûr pas les seuls à contribuer de manière plus ou moins vicieuse à l’assassinat de masse ; inutile d’énumérer ici toutes les catégories sociales et professionnelles qui font ce monde tel qu’il est, dément et abject par bien des aspects, en allant tous les jours au travail. Qui créateur de pub de mes deux, qui boîte de machin, qui télé bidule, qui politicien de mes couilles, qui entreprise de merde, qui financier véreux, qui modeste ouvrier, qui engagé volontaire, qui petit commerçant, qui gros épargnant, qui quoi que ce soit d’humain qui existe… toutes et tous coupables de bassesses à des degrés divers propres à ajouter leurs lots de tristes conséquences à la masse de turpitudes des sociétés humaines.

Et les artistes et faiseurs d’art ne sont pas en reste

La nullité emphatico-narcissique se targue de sensibilité. Il faut parfois des réponses au contexte dans lequel on vit, là, tout proche. Et les réponses de l’art et des artistes me paraissent encore plus tartes, plus à côté de la plaque que toutes les autres. Quelle impuissance ! Quelle misère !

Moi, je ne cherche qu’à bouffer et me conserver un toit sur la tête sans quoi je ne ferais rien, rien de visible, car je n’ai pas de capacités à faire quoi que ce soit qui vaille à mes yeux, pour répondre tangiblement à l’ébranlement quotidien du monde. Se conserver comme on peut et regarder autour de soi, seules me paraissent choses possibles. Aussi, parce que c’est moi qui le propose, vous paierez si vous souhaitez en être, à l’aune de ce que vous estimez devoir et pas moins. Mais je ne me mettrai pas en retrait pour vous faire la part belle, pour flatter vos convictions et vos aptitudes potentielles. Fini la pédagogie.

Parce que j’en ai marre de ne pas parvenir et c’est finalement tant mieux, à jouer à ce jeu inepte ; à croire en l’une de ses qualités quelconques, du commerce à la communication, de la hiérarchie à la révolte, de la beauté à l’art…

Il n’y aura rien à prévoir et il n’y aura rien à faire. Il n’y aura qu’à être là, se regarder et tenter de faire advenir quelque chose d’une nature autre et nécessaire pour soi. Cesser de jouer au malin pour s’euphoriser à bon compte aux yeux des autres, car c’est là justement faire le jeu du Malin. Eventuellement dire, rigoler, hurler car nous sommes doués pour ça. Je veux des héros qui n’ont pas mis leur âme dans la poche arrière de leur Jean, pliée comme une casquette que l’on ressort en cas de beau temps.

Désormais je n’ai rien d’autre à usiner que de tenter d’être vrai selon mes repères. Davantage encore qu’auparavant, si j’ai jamais essayé de l’être.

Pas très raisonnable semble-t-il quand on n’est pas suffisamment rusé et débrouillard pour survivre. Moi aussi camarade, j’ai peur, mais je ne veux regarder qu’en face et suivre à la trace, toute oreille ouverte, le son de cette voix infime qui me susurre : Suis-moi, je suis la vérité du réel. Pas le fantasme télévisuel.

Le reste est médiocrité ou folie et ne mène qu’à un chaos sans charme. Un chaos le plus indifférent qui soit au monde qui, par stupidité, cupidité et goût du malheur, l’aura fait naître. Mais après tout, n’est-ce pas ce que souhaitait le romantisme ? La littérature s’arrête aux limites du vivant, tout comme l’art dans son ensemble, vois-tu. Bras trop courts. L’époque actuelle est une belle réponse à ceux qui pensent que Sade était un monstre ou que les jeux vidéos sont mauvais. L’acte de créer ne sera jamais celui de vivre et pourtant … c’est bien ce qu’il faudrait parvenir à faire sans être embastillé par quiconque. Trop de comportements formels entravent le cheminement vers la pensée. Il faut vivre pour ce que l’on sait de soi et non pour ce que l’on croit des autres. To Be Continued … In Real Life.

Si tu veux voir et en être, viens avec ton maquillage pour habiller ta peur, tes envies, ton intelligence et ce que tu veux d’autre, on verra bien ce que l’on peut en faire, mais paye d’abord ici ta place.

Les séances sont susceptibles d’être filmées ou photographiées pour des besoins pédagogiques et dans l’optique éventuelle d’illustrer les pages de ce site. La participation aux ateliers, stages et performances implique l’acceptation de ces conditions.

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3 réactions sur “De la vérité des hommes”

  1. Rémy Bardet (le Suisse) Répondre
    20 mai 2016

    j’attends avec impatience que tu annonces un atelier entre le 5 et le 24 août, dates où je serai à Paris. Sinon, peut-être un cours privé (ou en petit comité) si tu es disponible à ce moment ?
    Amitiés sincères.

    1. David Noir Répondre
      20 mai 2016

      Je serai normalement à Paris en août. Il est donc très possible que j’organise un atelier pour les personnes désireuses d’y participer et qui seraient dans le même cas. Les cours privés sont eux toujours possibles. Je te tiens informé. Mes amitiés également.

  2. VIP Répondre
    9 juin 2016

    Plaisir toujours renouvelé de participer à tes ateliers et stages.
    Merci à nouveau pour le joli dispositif et les propositions d’improvisation de dimanche dernier.
    Je serai encore dans le coin la première semaine, y compris week-end, en août 😉

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