S’inventer une identité

Formation continue à la pratique de la scène et au jeu d’acteur Scène Vivante

Scène Vivante - David Noir - Cours, stages, coaching - Théâtre - Méthode d'improvisation - Performance - Prise de parole en public

Stage « S’inventer une identité »

Public concerné :

Ouvert à tous niveaux, ce stage requiert surtout un désir fort de découvrir, développer et tester son inventivité et les qualités de son expressivité sur autrui. En bref, apprendre à s’amuser pour de bon !

Intervenant : David Noir

1. Descriptif

À partir de déguisements, de masques et d’accessoires divers, cette journée de stage propose à chacun/e d’élaborer une identité marquante en travaillant sur l’apparence, la voix et le comportement. Il s’agit d’aborder la notion de « personnage » sans les a priori du théâtre psychologique, mais en retrouvant une liberté venue de l’enfance.

Se costumer, se déguiser, apparaître avec plaisir sous un masque, depuis que l’on n’est plus enfant, c’est à la fois simple et ardu.

Rencontrer d’autres figures grimées et vivre avec elles des émotions lisibles pour un auditoire l’est d’autant plus.

Adulte, on hérite d’un masque social, c’est tout. Même pas sûr qu’on se le forge réellement soi-même. Bien sûr, on peut-être acteur, actrice, de métier ou par périodes, mais l’apparence de l’interprète est soumise à un contexte déterminé, une pièce, une mise en scène. Cette journée de stage propose de façonner la « créature » pour entrer dans une histoire et non l’inverse. S’inventer une identité de toutes pièces, c’est poser les bases d’une mythologie personnelle, non assujettie au diktat d’une œuvre, afin que le personnage devienne œuvre lui-même.

Scène Vivante - David Noir - Cours, stages, coaching - Du théâtre à l'improvisation à la performance - Stage "S'inventer une identité"
Scène Vivante – David Noir – Cours, stages, coaching – Du théâtre à l’improvisation à la performance – Stage « S’inventer une identité »

2. Être ou ne pas…

L’identité recouvre un concept plus riche et élaboré qu’un état ou qu’un tempérament. Outre une dénomination, une identité crédible nécessite un passé, un présent, une vision de l’avenir, mais aussi des goûts, une sexualité, des incertitudes, des espoirs et des regrets, des rancoeurs et des passions, des secrets et des ambitions.

Dans le contexte de la scène, comme dans la vie, tout ceci s’élabore obligatoirement à partir de soi et de son environnement. Ce stage met notamment en œuvre une méthode simple et efficace pour y parvenir :

3. La projection sonore mimétique

Ce procédé consiste à trouver l’inspiration corporelle par identification avec des sonorités humaines, mécaniques, non identifiées ou animales : un panel de sonorités diverses dans lequel puiser comme un enfant le fait, en régissant à son environnement immédiat.

À partir de sa confrontation aux questionnements, réactions et événements provoqués par son entourage, le personnage embryonnaire se développe, physiquement et psychologiquement.

Par empathie naturelle, imitation et découverte de son milieu, sa forme se dessine et s’infléchit. Nous échafauderons ainsi en accéléré, le parcours de différents êtres qui, du timbre de la voix à l’apparence vestimentaire, vont s’affirmer jusqu’à ne faire qu’un avec leur hôte ou hôtesse.

Retour en haut

Autour de sujets avoisinants

Des cours d’interprétation accessibles toute l’année
cours de théâtre et d'improvisation Scène Vivante

Formation continue au jeu d'acteur proposée par David Noir

Thèmes abordés ici : - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - - Cliquez sur les liens pour suivre leurs développements à travers d'autres articles.

3 réactions sur “S’inventer une identité”

  1. Any Répondre
    13 novembre 2013

    Un stage intense – comme un concentré de sensations et de réflexions.
    De réflexions : en assistant au guidage pédagogique des autres participants, j’ai pu identifier certains outils scéniques, clarifier mon propre cheminement.
    De sensations : en acceptant de plonger dans l’inconnu sans trop de peurs, car guidée à mon tour par David, et sans être jugée par quiconque, car aucun esprit de compétition ne se faisait sentir.
    8 heures de travail durant lesquelles le groupe attentif et curieux devenait une stimulation dans la recherche, les ambiances sonores et lumineuses proposées par David offraient des pistes d’improvisations…
    et plus de 48 heures de débriefing personnel pour trier, digérer, m’approprier tout cela.
    Il m’en reste une hâte de découvrir les prochaines thématiques de stages.

  2. Didier Julius Répondre
    13 novembre 2013

    De ce stage, je retiens des images fortes :

    Celle de David en coach sportif, celui qui « optimise la communication interne, celle que le sportif entretient avec lui-même ». Car j’ai le sentiment qu’il s’agit bien plus d’un accompagnement, d’un entrainement, d’une maïeutique (ça a pas mal accouché quand même..) que d’une pédagogie (…) ou d’un enseignement (blurp). C’est un véritable sport de haut niveau pour lequel nous avons eu un training exigeant physique, mental, émotionnel et poétique. Faire le geste « scénique » juste , pas le geste parfait et théorique, mais celui qui est le plus proche de soi en fonction de ses caractéristiques et sa singularité. Et tout le travail d’allègement nécessaire pour se débarrasser de freins et limitations auto-infligés de type pudeur, rigidité, jugement normatif, honte auto-censure….Et qui ne peut se faire efficacement sans l’accompagnement et le regard extérieur du coach. Un training de haut niveau sur un terrain de jeu multi sensoriel inspirant. Je dis youpi.

    Celle du silex, de la créature qui s’entrechoque avec celui/celle qui l’incarne et les étincelles que cela produit.

    Celle du masque que l’on va jusqu’à transpercer même si on ne le porte pas.

    Celle de cette impulsion/énergie/poussée/émergence/inspiration qui peut s’incarner sous différentes formes, croulant sous les accessoires (masques magnifiques entre autre ..) ou sans rien.

    Celle de ces frottements avec d’autres créatures/créateurs et d’un vrai collectif coloré issue d’un mélange de fortes individualités (comme quoi ce n’est pas incompatible)

    Et ce qu’il en reste après, cette possibilité jubilatoire /vitale de créer des personnages à l’infini (certains très marqués, d’autres à peine perceptibles), non pas comme masques de protection ou folie schizophrénique, mais comme des extensions de soi , reflets d’êtres humains complexes, ambigus, imaginatifs…en opposition à toute normalisation sociale réductrice et plate (et chiante et…)

    Bref c’était super. Trop court. J’espère une suite

    Merci David !

  3. Michael Répondre
    15 novembre 2013

    FEAR 1: DANGER AND DREAD

    Fear, we can say, is a reaction to danger, past or present, real or imagined. Dread is the English term for extreme fear in the context of the future. To overcome a fear, a person must be conscious of what it is s/he fears. To overcome dread requires letting go a fear of the future.

    A fear perceived is not necessarily the fear which drives a person to do or not to do a thing. The fear that has been isolated in the perceptions of its owner may be the fear that is familiar. Its being familiar does not mean it is comfortable; but nonetheless being familiar possesses at least the quality of being known. And a fear that is known can be given a name, an identity.

    This initial workshop revealed the progressive, explorable way in which a débutant/e may discern the existence in an initial session of fear behind familiar perceptions of fear.

    In many domains the pedagogical context separates itself from what is popularly called ‘real life’. In the domain of Scène Vivante, nobody can say that the instructional function is separate from so-called real life. Indeed, much as the beginner may seek to escape the convergence of la scène vivante with his (or her) own person (four score kilos of mammalian flesh equipped with self-conscious awareness), immediate reality is palpable, physical and inescapable.

    From the instructor’s point of view the process in the scènes vivantes appears thus: stage, body, sound, exploration, extension, voice, timbre; hence pathways to identities.

    From the viewpoint of a débutant: printed word, principle, rule, spoken word, attempt to integrate, confusion. To remove confusion: isolate unknown fear(s), name the fear. Beyond that fear lies the pathway to identities.

    Even to mention ‘naming’ is an intellectual’s attempted escape from the space on stage that produced in me a state in which I was unwilling or unable to utter a sound. Seizure by silence was the result. This freezing of imagination must, I deduce, be a necessary step towards using sound as an extension of body and as a threshold. Crossing such a threshhold to temporary freedom from the chains of mindfulness is the benefit and the prospect of such. I am in haste to confront this experience a second time. There is a paradox here. Why? We flee from dread yet I find myself longing for the dread to come.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

© 2019 David Noir ®. Tous droits réservés - All rights reserved