Ateliers

Formation continue à la pratique de la scène et au jeu d’acteur Scène Vivante

Scène Vivante - David Noir - Cours, stages, coaching - Théâtre - Méthode d'improvisation - Performance - Prise de parole en public

Ateliers

1. Recherche et création

Les ateliers sont entièrement dévolus à la recherche

C’est dans leur contexte particulièrement ouvert que se produisent bon nombre d’expérimentations, de tentatives et de trouvailles.

Il s’agit de 3h à 4h sans discontinuer, axées sur l’improvisation, l’expression de soi et la quête de nouveaux espaces d’expression pour les individus. Les ateliers proposent un travail très poussé, mais néanmoins très libre en matière de jeu. C’est un instrument dont chacun/e peut se saisir pour se confronter à ses envies de représentation et utiliser l’environnement qu’offre les autres participant/es comme un riche terreau favorable à tous types de performances.

Tous les styles s’y côtoient et s’y mélangent.

L’accent est mis sur l’introspection autant que sur l’invention et l’audace ludique.

Tout y est fait pour cultiver l’absence de compétition au profit d’un dépassement des a priori fréquemment nourris à propos de la prise de risque supposée qu’il y aurait à « être en spectacle ».

Ces ateliers sont destinés à se produire de façon inopinée et irrégulière, en étant annoncés par voie d’emailing et de newsletter, peu de temps avant qu’ils adviennent. Ils peuvent prendre deux aspects distincts: l’expérimentation collective (3h) ou l’entraînement (4h). La différence réside dans le fait que l’entrainement, contrairement aux séances d’expérimentation, n’est en rien guidé. Sa formule consiste en un grand bain dans lequel il suffit de plonger directement pour être confronté aux autres par le seul truchement de l’improvisation libre – (voir à ce propos le workshop en public « Iconicum »).

Ce sont donc des espaces de jeu protéiformes.

Ils constituent la synthèse et le prolongement naturel d’un atelier-source qui a existé entre 2006 et 2013 à Montreuil et qui s’est élaboré au fur et à mesure des années, autour d’un noyau de personnes investies et curieuses qui lui ont donné en grande part son identité.

Le travail produit en atelier donne parfois lieu à des vidéos réalisées dans ce cadre pédagogique autour d’un thème particulier.

Ci-dessous la bande annonce de Freaks à l’arrache, modeste remake du célèbre Freaks (la monstrueuse parade) réalisé par Tod Browning en 1932. La particularité de ce film est d’avoir été tourné en une journée et demie suivant le projet pédagogique de cet atelier qui visait pour les participants/tes à rendre les scènes avec les moyens du bord, après un unique visionnage du film le matin.

2. Entraînement au jeu par David Noir

Les ateliers proposent des thématiques variées mais leur formule reste constante. Elle émane d’un important travail déjà amplement débroussaillé durant les stages, ce qui n’exclue pas pour autant que des novices se l’accaparent. Les ateliers sont ouvert à chacun/e, avec ou sans expérience de la scène.

Pratique

Entraînement au jeu – Improvisations et expérimentations – Élaboration des outils techniques, psychiques et physiques – Développement des comportements scéniques – Mises en situations – Parcours libres

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Objectifs : Découvrir et inventer des formes de création vivantes

La principale ambition de ces séances tient dans l’exploration et l’exploitation de l’infinités des façons d’être qu’il nous est possible de représenter et figurer grâce aux outils de l’imaginaire, du corps et au désir de s’incarner à travers une autre forme que celle à laquelle le quotidien nous astreint. La représentation dramatique recèle autant de compositions qu’il existe d’individus en scène à un instant déterminé.

Processus : Apprendre à piloter « la marionnette de soi »

Ça part de rien – ou disons, de tout, de nous-mêmes, de notre environnement immédiat, de notre mémoire sensitive, d’une blague entendue la veille, d’une odeur perçue à l’instant, de répliques prélevées au hasard des textes qui traînent au sol, d’images, de nos postures physiques, du sentiment de nos corps, de celui du double qui existe en nous, de la marionnette qu’il s’agit d’apprendre à piloter à l’issue de quelque temps d’entraînement.  Et puis ça y est, soudain ça naît. Ça peut mourir à l’instant, foirer, devenir grandiose, utopique ou sombre, joyeux ou délirant. C’est l’improvisation ; la vraie, la base ; celle que le théâtre a souvent oubliée. Un jeu qui commence par un instant vrai cueilli parmi les myriades de vérités possibles, qu’elles soient laides, belles, excitantes, drôles ou effrayantes.

L’amusement vient de l’euphorie d’être aux commandes de ce gros bolide qu’est une incarnation, un « personnage », sans justification, sans histoire-prétexte autre que son existence.

Pour y parvenir, loin de le refouler, il est nécessaire de s’autoriser son grand n’importe quoi.

Improviser, c’est par-dessus tout, bâtir un pont entre les incohérences et les vérités qui nous composent.

La recette : faire de sa personne un grand broyeur, de toutes les époques, de toutes les influences, de toutes les mémoires et écouter ce qui se passe en soi – autour de soi – sans relâche – tout en jouant. C’est trouver plaisir à profiter autant qu’à offrir, à se gorger et à rendre sans se préoccuper des conséquences, à désapprendre à se soucier constamment du regard supposé des autres dans l’unique optique politicienne de se faire aimer à tout prix.

Forme

Toutes les formes de théâtre se doivent d’être des jeux d’enfant réservés aux grands adultes.

Les spectateurs aussi se doivent d’être grands et ne sortent dignes et grandis que traités comme des gens responsables de ce qu’ils viennent chercher. Jouer ensemble est peut-être la seule véritable paix sociale immédiatement accessible.

Elle nécessite l’énergie du désir et la vérité des actes. On les puise dans un humour sans fond ni frontière ; sans bienséance de convention. Un humour que nous possédons toutes et tous quelque part ; issu de la petite enfance ; intelligent, malpropre, bouffon et généreux ; celui qui sauve. N’attendons pas d’être satisfaits de la vie par autrui. C’est à nous de chercher, de trouver et de nous servir dans l’afflux de nos découvertes empiriques.

3. A quoi ça sert de s’amuser ?

Redécouvrir de l’intérieur, ce que peut être « s’amuser » sur scène : captiver, étonner, violenter, distraire, étonner, nourrir et faire réfléchir les autres par sa détente à affronter toutes les situations avec énergie. Il faut donc apprendre ou réapprendre à se débarrasser de ses oripeaux d’adultes qui ne camouflent rien moins qu’une apparence de sérieux, de gravité, de « responsabilité » et autres réponses préfabriquées à la question de l’existence. Jouer de façon créative est justement une réponse à cette existence. Entrer dans le travail par la voie de l’acteur est une façon d’apprendre à délaisser ses jugements de « spectateur » extérieur. C’est un travail réel et sur le réel qui n’est efficient que dans un complet dénuement, y compris de ses a priori et de ses craintes. Être là pour découvrir et non pour s’enferrer dans ce que l’on pense être est le fruit de son immersion volontaire dans l’espace de jeu.

Potentiel scénique

Il n’y a donc pas de bonne façon de se cacher ou de se montrer sur scène, car c’est un dispositif justement fait pour obtenir l’inverse, c’est à dire l’exhibition de soi malgré soi et la jouissance dépourvue de honte qu’on y trouve. Ce sont des libertés à s’octroyer et un certain contrôle à perdre sur ce qui est un mixage de peurs, d’ignorance, d’idées préconçues, de blocages divers ; toutes choses banales, quotidiennes et très compréhensibles, mais qu’une entreprise scénique digne de ce nom doit aider à questionner. Bref, un long chemin excitant, fatiguant et sans escale confortable, mais finalement plutôt rigolo. Je n’ai jamais contraint les interprètes que je forme ou avec lesquels je travaille à des actes en jeu qu’ils ou elles ne voulaient pas exécuter. Par contre je ne me prive pas de les mettre face à ces situations car c’est mon job de leur faire passer un maximum d’obstacles. Se délivrer de ce que l’on croit connaître de soi afin de se prêter à d’autres peaux, d’autres façons de penser, c’est ça aborder un auteur, un style, une mise en scène, un rôle. C’est devenir « impersonnel » avec satisfaction ; un matériau vierge et malléable qui réagit avec d’autant plus d’énergie quand le moment est venu de lâcher les lions devant autrui. La sincérité modeste ne suffit pas. L’espace de répétition est là pour se retrouver face à ses exigences de liberté. S’exprimer en toute impunité devant les autres, c’est donner du plaisir à un spectateur par-delà les conventions et ce à quoi il pouvait s’attendre en venant. C’est de ça qu’est fait un jeu dynamique et ça n’a rien à voir avec le statut d’apprentis, d’amateurs ou de professionnels. Les atermoiements, refus d’obstacles et tergiversations font bien entendu partie du travail et il faut s’y attendre comme à des entraves naturelles rencontrées sur le parcours.

Le théâtre ne parle que de la chair, de la mort et de la pensée, le tout âprement ou joyeusement mixé ensemble, sans faux semblant.

Sur scène, nous sommes de la viande à jouer et rien d’autre. C’est cette découverte qui nous donne une chance d’aimer l’être humain pour ce qu’il est, un animal habité de pulsions brutales, mais néanmoins doué de conscience et qui se dépatouille avec cet apparent paradoxe.

Note à propos des matériaux scéniques et des contextes de travail

Le travail mené dans le cadre de ces ateliers peut faire appel à tous les composants de notre univers d’être humain : psychisme, sentiments, actes, relation, sexualité … Les textes, influences et prétextes aux scènes qui s’élaborent et se façonnent sont également issus de la globalité des mondes artistiques, littéraires, philosophiques, scientifiques, politiques, sociaux et iconographiques qui nous entourent, sans souci d’adhésion à leur contenu. A chacun d’y puiser ce qui fait son cheminement propre. Comme le génie de la lampe, la forme théâtrale ne fait surgir que ce qu’on lui demande. Seule compte la réactivité scénique de ces matériaux, la visée de ces ateliers étant d’aborder la représentation du réel par le biais de la scène en considérant qu’il s’adresse à des personnes adultes, libres, consentantes et responsables de leurs actes vis-à-vis d’eux-mêmes et d’autrui. Aucune de ces expérimentations ne saurait se faire sans une bienveillance, un respect naturel et une intelligence désireuse de s’ouvrir. Les adaptations incessantes au nombre variable et aux caractéristiques des personnalités composant les ateliers font la vie même de ce travail.

Pour beaucoup d’entre nous, le sens créatif du jeu n’est pas perdu, mais souvent « grippé » par le quotidien. Paradoxalement, « jouer » demande du travail, tant psychique que physique, à la mesure du plaisir qu’il permet de déployer en soi et avec les autres. L’accès à cette dynamique ludique est fréquemment enfoui quelque part en nous, sous les couches d’une conscience que la difficulté du réel et la complexité de se confronter au monde extérieur ont rendue méfiante et grave. Il ne s’agit pas de fournir des solutions clefs en main aux questions que l’on se pose, mais de s’entrainer à y répondre, comme l’on se familiarise avec la pratique d’un sport.

Variante

Sous l’intitulé workshop parfois employé sur le site, il faut entendre, soit une performance élaborée sous la forme d’un atelier public, soit l’issue d’un stage dont le déroulement a amené à la création d’une forme performative continue ou ponctuelle au cours d’une journée de recherche – (voir l’exemple du workshop « Iconicum » au Générateur).

Les séances sont susceptibles d’être filmées ou photographiées pour des besoins pédagogiques et dans l’optique éventuelle d’illustrer les pages de ce site. La participation aux ateliers implique l’acceptation de ces conditions.

Ateliers « flash »

1. Descriptif

Un atelier « flash » est un peu comme une pochette surprise.

On s’inscrit, on vient, on se lance. L’improvisation collective est libre. Quelques supports sont lancés à la volée de temps à autres, images, bribes de textes, sons et situations suggérées … Il s’agit de s’en saisir pour faire évoluer instinctivement son jeu et son état au sein de la mêlée. Les thématiques utilisées sont découvertes au dernier moment.

Comme dit plus haut, ces ateliers ont une histoire. Ils sont à l’origine, le fruit d’un petit groupe de passionné/es d’interprétation qui ont accepté de me suivre dans mes recherches et ont donné son identité à cette forme de pratique et d’entraînement.

Les mots d’ordre qui se sont naturellement imposés ont été l’écoute, l’observation, l’ouverture, l’imagination, l’investissement, le goût de la tentative sans crainte du jugement. De « jugement », nous avons toujours tenté qu’il y en ait le moins possible afin de permettre aux qualités les plus infimes de trouver leur chemin jusqu’à l’expression la plus libre.

« Libre » fut et reste encore évidemment un mot clef, car même si nous ne parviendrons jamais complètement à nous évader des carcans psychiques et comportementaux acquis par imposition durant l’enfance, c’est la quête de cette utopie qui donne l’énergie d’assumer son image et sa pensée telle que nous l’entendons, une fois devenu/es adultes.

Note : Une tenue souple est requise pour la pratique des ateliers comme des stages

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